Roland Romeyer, figure emblématique de l’AS Saint-Étienne entre 2004 et 2024, est aujourd’hui au cœur d’une enquête judiciaire suite au dépôt de deux plaintes pour harcèlement et outrages sexistes.
Ces accusations graves, dévoilées ces dernières 24 heures, font suite à un audit interne mené après la vente du club aux investisseurs canadiens de Kilmer Sports Ventures. Le parquet de Saint-Étienne a confirmé l’ouverture d’une enquête à la fin juin 2025, confiée aux services de police, pour des faits aggravés par le lien hiérarchique.
Selon plusieurs témoignages anonymes recueillis lors de l’enquête et lors de l’audit interne, Roland Romeyer aurait eu un comportement « particulièrement déplacé » à l’encontre de salariées du club et de prestataires extérieurs, créant un climat de malaise. Un ancien collaborateur se souvient notamment d’incidents lors de l’inauguration du musée des Verts et une journaliste de télévision aurait également dû intervenir face à un geste jugé inapproprié. Ces révélations jettent une ombre sur l’héritage du dirigeant, qui avait pourtant marqué durablement l’histoire sportive de l’ASSE.
Contacté, Roland Romeyer déclare être « abasourdi » par ces accusations et affirme « tomber des nues », indiquant n’avoir été ni prévenu ni interrogé dans le cadre de ces plaintes. De son côté, le club stéphanois, tout en condamnant « toute forme de violence et de comportement inapproprié », maintient sa confiance en la justice et affirme coopérer pleinement avec le parquet. Romeyer bénéficie à ce stade de la présomption d’innocence.
Après vingt ans à la tête d’un club qu’il avait sauvé de la crise dans les années 1990, Roland Romeyer voit son image et celle de l’AS Saint-Étienne fragilisées par ces accusations. Le club, qui avait retrouvé l’élite grâce à sa rigueur budgétaire et ses succès sportifs, devra désormais gérer cette crise interne alors qu’une enquête est en cours pour établir la vérité sur ces faits graves.